#WeLiveBdx : la disruption ou comment disrupter son marché ?

Tesla Mérignac a accueilli #WeLiveBdx en live !

 #WeLiveBdx, premier débat live proposé par Liweo SAS, mardi 21 février chez Tesla Mérignac, est un nouveau rendez-vous destiné à connecter en direct les entrepreneurs à leurs marchés et à leurs clients. Le thème de cette première édition était la disruption ou comment disrupter* son marché ?

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Francis Azzarello (CEO de Liweo SAS) a animé le débat #WeLiveBdx en direct de chez Tesla Mérignac (33)

Fer de lance de l’économie numérique, la disruption est un sujet qui s’étend bien au-delà de ce domaine, pour toucher aujourd’hui l’ensemble de l’économie.

L’objectif du débat était de valoriser les entreprises qui ont une approche disruptive de l’innovation. Les intervenants ont partagé leurs expériences, leurs difficultés, leurs questionnements et expliqué en quoi leurs démarches étaient disruptives.

Le choix du lieu était emblématique, puisque la disruption est un sujet qui touche Tesla dans son approche du marché automobile et de sa vision de l’innovation.

Ils ont disrupté leurs marchés en créant de nouveaux outils ou services numériques

La disruption d’un marché se fait souvent, suite à une constatation d’un manque dans un domaine précis, ou suite à une expérience personnelle non satisfaisante. Selon François Xavier Bodin de Linguali, il faut « regarder autour de soi pour voir ce qui n’est pas encore numérisé afin de trouver des opportunités ».

François-Xavier Bodin, acteur de l’économie numérique depuis 25 ans, associé et fondateur de la startup Linguali, a développé ce projet avec son associé James Anderson, interprète de conférence et entrepreneur. L’idée de base, c’est la propre expérience de James Anderson, qui a pu constater la dégradation des conditions de travail des interprètes lors des conférences simultanées durant lesquelles le traducteur, équipé d’un casque, parle en même temps que les intervenants. Souvent, l’équipement est très cher, de mauvaise qualité et en mauvais état à cause notamment des restrictions budgétaires et de l’utilisation intensive qui en est faite. Tous ces éléments ont été à l’origine de la création de Linguali. Les deux associés se sont alors demandés comment améliorer les conditions de travail des interprètes.

Linguali est une application qui s’installe sur les smartphones des participants à un événement et qui va se connecter par wifi à un logiciel utilisé par l’interprète. Le logiciel de Linguali remplace les équipements traditionnels électroniques utilisés lors des conférences. L’interprète est toujours présent sur les lieux. Ce n’est donc pas de la traduction automatique ou à distance ni des robots, il y a toujours une interaction humaine.

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François-Xavier Bodin (Linguali IS) et Benjamin Rosoor (Transmitio)

Benjamin Rosoor, co-fondateur de Transmitio, a mis en place un service qui permet de déposer et de stocker toutes ses « clés numériques », c’est à dire tous les identifiants et les codes d’accès utilisés dans le milieu professionnel, dans un endroit sécurisé, et de désigner des bénéficiaires de ces codes pour les transmettre en cas de problème.

Là encore, ce service est né d’un besoin, en l’occurrence suite au décès du webmaster d’une société, qui avait tous les codes d’accès de leur site internet et de leur base de données, ce qui était préjudiciable pour leur activité. L’entreprise a alors été confrontée au problème de la récupération de ses données numériques.

Pour Benjamin Rosoor, il est donc apparu évident que ce type de problématique était un vrai sujet pour les entreprises digitalisées, qu’il y avait là un réel besoin mais pas de réponse adaptée. Transmitio a donc répondu à ce problème en développant son service, qui se différencie des coffres forts numériques et des gestionnaires de mots de passe, puisqu’il ne stocke pas un ensemble de données mais des clés numériques, qui permettent d’accéder aux données. La startup s’est aujourd’hui spécialisée dans la transmission de données, qui intervient lors du départ d’un dirigeant ou lors de la vente d’une entreprise.

Retours d’expériences d’une démarche disruptive

La disruption, c’est révolutionner un marché, apporter une autre vision sur un produit, un service existant ou répondre à des besoins, souvent basés sur l’expérience. Toutefois, cette approche demande du temps et de la persévérance avant de fonctionner.

Selon Benjamin Rosoor « Si on avait la bonne idée tout de suite, si elle était adoptée tout de suite et si après on devenait très riche tout de suite, alors ça se saurait !… Quand vous créez une startup, vous savez que vous allez faire des loopings émotionnels car il y a plein de gens qui disent c’est génial ce que vous faites et plein de gens qui disent je ne l’achète pas ! ».

Selon François Le Tanneur de App’s miles « Il y a une dimension dans la disruption qu’il ne faut pas oublier, c’est le temps donc le capital. Ce sont des facteurs très importants, il faut en tenir compte dans une démarche disruptive pour le développement d’un produit ou d’un service. Il faut beaucoup d’argent au départ pour pouvoir se tromper. Une idée n’est pas adoptée tout de suite… Quand on s’est lancé, je pensais qu’on allait réussir très rapidement, en moins de 18 mois, mais on ne change pas les mentalités en si peu de temps. Il faut aller dans les salons et les foires, faire un mauvais discours, une mauvaise plaquette, un mauvais prix, se planter sur un marché, etc… et un jour les gens vous appellent, alors que vous avez l’impression de dire la même chose depuis 24 mois ! ».

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La disruption entraîne-t-elle fatalement de la destruction ?

Probablement pour les acteurs qui étaient là depuis longtemps. Pour Benjamin Rosoor, la disruption détruit peut-être des emplois, mais sans doute que cela en créé d’autres. C’est la disruption créative, c’est ce qui s’est passé avec la révolution industrielle. Cependant, on manque de recul pour être affirmatif à ce sujet, on ne sait pas encore s’il y aura un équilibre au final. C’est la réflexion du moment : faudra-t-il créer d’autres sources de revenus, s’il n’y a pas de travail pour tout le monde ?

Benjamin Rosoor évoque Uber et les taxis, qui selon lui pouvaient très bien créer leur propre plateforme car c’est quelque chose qui n’est pas compliqué à faire. D’ailleurs, ils finissent finalement par le faire.

« Sur la destruction par la disruption, je n’ai pas de doute par rapport au fait qu’on ait le droit de le faire. On doit le faire et tant pis si les grands acteurs se font manger ! Au final, ils viendront taper à la porte pour racheter des startups, si elles les intéressent beaucoup. Même les banques, comme le Crédit Mutuel, se mettent à racheter des compétences qu’elles n’ont pas, c’est le cas avec la cagnotte Leetchi ».

Regardez l’intégralité du débat #WeLiveBdx en replay

*Disrupter : bouleverser un modèle économique par l’intermédiaire de la technologie et de l’innovation (ex : Uber, Tesla, Airbnb, Apple…).

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